L’imprimerie officielle confirme que Moncef Marzouki est un menteur

marzouki corbeau tunisieLa direction générale de l’Imprimerie officielle a démenti que l’institution ait eu un quelconque rapport avec la fuite du « Livre noir : le système de propagande sous le régime de Ben Ali » réalisé par la Présidence provisoire de la République comme l’avait donné à penser le Provisoire président dans son interview à la BBC et son principalconseiller chargé de la communication mercredi dernier lors d’une conférence de presse.
Dans un communiqué portant la signature du Président Directeur général de l’Imprimerie Officielle Ahmed Zarrouk , la direction générale de l’Imprimerie a démenti que «l’institution ait eu un quelconque rapport avec la fuite du document», affirmant que son personnel ne peut nullement être mis en cause.
La direction générale de l’Imprimerie officielle a mis en exergue le sérieux, la rigueur et le sens de responsabilité dont les agents de l’institution ont toujours fait preuve, ce qui a permis à cette institution prestigieuse créée depuis 1860 de forger une bonne réputation auprès de ses clients à l’intérieur et à l’extérieur du pays, lit-on dans le communiqué.
La direction générale a précisé que le «Livre noir : le système de propagande sous le régime de Ben Ali» a été imprimé par l’Imprimerie officielle suite à une demande de livraison formulée par les services de la Présidence de la République. Cette opération, précise-t-on de même source, s’est opérée de manière habituelle comme tous les documents imprimés par l’Imprimerie officielle et conformément aux procédures en vigueur répondant aux plus hauts degrés d’exigence en termes de sécurité et de confidentialité des documents.
L’Imprimerie officielle imprime des centaines de milliers d’exemplaires de livres et d’autres documents pour les délivrer aux services de l’Etat, aux collectivités publiques ainsi qu’aux institutions et établissements publics, opérations qu’elle mène dans le respect des standards sans interférer dans le contenu tant que la demande émane d’institutions officielles et publiques, souligne-t-on de même source.
L’Imprimerie officielle précise dans le même communiqué qu’elle a notifié à la Présidence provisoire de la République que l’institution n’assume aucune responsabilité après l’opération d’impression et de remise.
Le conseiller principal du président provisoire de la République , chargé de la communication, Mohamed Hnid avait suspecté , ainsi que son patron Moncef Marzouki ( interview à la BBC ) que le «fuitage» du document ait eu lieu au niveau de l’Imprimerie officielle, annonçant que l’institution de la présidence de la République poursuivra en justice l’auteur éventuel de cette fuite.

Un mouvement de protestation 

Toujours au sujet de ce « Livre noir » ,les agents de l’imprimerie officielle entament la semaine prochaine un mouvement de protestation pour rejeter l’accusation d’être à l’origine du fuitage de copies du livre noir publié récemment par la Provisoire présidence de la République.

L’UGTT soutient tous les mouvements de protestations menés par le syndicat de base et les agents de l’imprimerie officielle atteints dans leur dignité », lit-on dans un communiqué du syndicat général de la culture et de l’information.

« Nous refusons que cette institution publique soit impliquée dans les querelles politiciennes », affirme le syndicat.
Lors d’une conférence de presse tenue, mercredi, au Palais de Carthage, Mohamed Hnid, conseiller principal de Moncef Marzouki , Provisoire président de la République ,avait indiqué qu’il suspecte que le fuitage du document s’est fait au niveau de l’Imprimerie officielle et a affirmé que la Présidence de la République poursuivra en justice l’auteur éventuel de cette fuite.

Lors de son invitation au studio Shems FM, l’avocat Ezzeddine Mhadhebi, a déclaré vendredi 20 décembre, que le syndicat de l’imprimerie officielle a assuré que la garde présidentielle a imprimé 530 copies du Livre Noir, et ce, au cours de la soirée du 12 au 13 novembre 2013. Me Mhadhebi, a démenti, par conséquent, les propos de la Provisoire présidence de la république qui a déclaré que le Livre Noir n’était pas destiné à la publication et a été fuité de l’imprimerie.

Adnen Mansar ,même en qualité de témoin , évite de comparaître devant le juge

Le directeur du cabinet du Provisoire président de la république , Adnène Mansar, convoqué en tant que témoin dans l’affaire du « livre noir », n’a pas comparu vendredi 20 décembre , devant le tribunal de première instance de Tunis, a indiqué Sofiène Sliti, substitut du procureur de la république et porte parole, prés le tribunal de première instance de Tunis.
Il a indiqué, dans une déclaration à l’Agence TAP, que Adnène Mansar a été convoqué à la suite de plusieurs plaintes déposées dans l’affaire « du livre noir », édité par la présidence de la république.
Il a affirmé que la loi prévoit que toute personne citée comme témoin et convoquée selon la procédure légale est tenue à comparaître devant le juge, ajoutant qu’au cas où le témoin ne comparaît pas, le juge d’instruction peut sur réquisition du procureur de la république, le condamner à une amende de 10 à 20 dinars, conformément à l’art 61 du Code de Procédure Pénale.
« Au cas où le témoin est convoqué une deuxième fois et ne comparait pas, le juge d’instruction peut éventuellement émettre un mandat d’amener contre lui », a-t-il relevé.

Commentaire d’un internaute : MM Marzouki a déclaré lors d’une interview à la BBC que le Livre Noir n’était pas destiné à la diffusion .
Piètre argument .
C’est comme si un terroriste, pris en flagrant délit de manipulation d’une bombe artisanale , déclarait pour ne pas être inculpé qu’elle n’était pas destinée à être « explosée ».