Le 14 janvier, les tunisiens ont ingurgité d’un coup toute la bouteille « Démocratie » cul sec

Révolution

Souvenez vous , Ben Ali nous promettait la veille de ce 14 Janvier 300.000 emplois. Le lendemain , nous étions 10 millions de.tunisiens à.occuper le même poste …..de Gardien de quartier . C’est que. nous avions la BTS , la banque de solidarité. Et même.si Ben Ali s’est envolé avec la banque . il nous a laissé la solidarité. En fait Ali Baba était parti vers les ibn Saoud mais les 40 voleurs étaient restés ici.
Bref, on s’en foutait, on faisait le boulot de gardien la nuit et de chroniqueurs le jour. On avait même lance un appel d’offre international n° 14-01-’11 : cherchons un nouveau président pour la Tunisie. Expérience : débutant accepté. Type de contrat : CDD. Qualités requises : orphelin, fils unique, stérile et surtout chauve pour qu’il ne fréquente pas les salons de coiffure. » 10 ans après, les termes de référence du marché avaient changé pour le chef du gouvernement. Marché infructueux. La seule offre était une camelote de contre façon estampillée indépendante mais fabriquée à Istambul en Turquie. Pour la fonction de président qui n’avait aucun rôle au point de s’ennuyer., le palais subissait les humeurs de ses résidents. Et si, ben ali en a fait un bordel, le zabrat zinzin en a fait un bar, le vieux.BCE en a fait un dortoir et le lunatique Kais, un dépotoir.
On voulait la lune ce 14 janvier 2011 . Et c’est le mari barbu de la lune , al badr- qui a débarqué à l’aéroport de Carthage , zizi sous sa djellaba , acceuilli par les ennemies de la lune , les gueules ftayer , qui chantonnaient, en pleurs, leur fierté de voir al badrou les monter. Tala3 al badrou aleyna, tala3a al badrou aleyna, chantonnaient les nonnes les yeux pleins de sperme.
Le réveil fut finalement tout autre : avec une vraie gueule de bois nationale qui dure depuis 10 ans.
La démocratie, c’est comme l’alcool, ça se consomme avec modération… Mais en tant que peuple alcoolique, on a vite fait d’ingurgiter toute la bouteille cul sec. Résultat : le pays est 10 ans plus tard toujours dans un coma démocratique. »

Fadhi Ch’ghol