La STEG souligne le gaspillage de l’énergie électrique dans les mosquées.

abou iyadh masquée al fathLes dettes non payées des clients de la Société Tunisienne de l’Electricité et du Gaz (STEG) devraient dépasser le 1 milliard de dinars vers la fin de 2015, selon le directeur des opérations de distribution régionale de la STEG Mongi Bousbiï.
En vue de faire face à cette situation, la société prévoit l’installation des smartgrids permettant la gestion à distance des compteurs et partant de procéder à une coupure d’électricité en cas de non paiement des factures, a affirmé le responsable dans un entretien accordé à la presse.
Jusqu’au mois de mai 2015, les dettes non payées de la société ont atteint, 800 millions de dinars (MD) contre 747,3 MD, en avril 2015 (636,3 MD en 2014), a noté M.Bousbiï.
Elles sont réparties entre les ménages et les petits métiers (387 MD), les ministères (118 MD), les entreprises nationales (92,7 MD), les collectivités locales et les municipalités (68,5 MD) et les unités hôtelières (2 MD).
Le ministère de l’agriculture détient le part du lion des dettes de la STEG auprès des différents départements ministériels avec 18 MD, suivi du ministère de la santé (16 MD) et des affaires religieuses (12 MD), a-t-il dit, soulignant le gaspillage de l’énergie électrique dans les mosquées.
A cet égard, une correspondance a été adressée au ministère des affaires religieuses en vue d’encourager la maîtrise de l’énergie électrique d’une part et inciter les prédicateurs et imams à sensibiliser les gens pendant la prêche du vendredi, à l’importance de réduire la consommation d’électricité découlant de l’utilisation des climatiseurs pendant l’été d’autre part.
Il s’agit également, du ministère de l’équipement (9 MD), alors que pour le ministère de l’industrie, les dettes ne proviennent pas du département central mais plutôt des entreprises industrielles y afférentes telles que la Société nationale de cellulose et de papier alfa et la société El Fouladh de Bizerte avec des dettes de l’ordre 38 MD chacune.
Les dettes non payées par les industriels ont atteint 32,8 MD dont les dettes des groupements d’intérêt commun (15 MD) et l’usine de brique de Sahel (4 MD).
Quant à la répartition régionale des dettes, le Grand Tunis occupe la première place avec 205 MD, suivi du Sud Ouest (131 MD), le Nord (124 MD), le Centre (116 MD), Sfax (61 MD) et le Sud (59 MD).
Bousbii a exprimé son inquiétude concernant l’accumulation des dettes non payées soulignant que cette question aura des impacts négatifs sur les investissements de la STEG dans la réalisation des centrales électriques.
Pour le responsable le paiement des dettes dues à la STEG releve de devoir national et permet de préserver la société et le rôle qu’elle joue en tant que service public.
Par ailleurs, la STEG a réalisé une étude portant sur la modernisation des modes de payement à travers le renforcement des ressources humaines (redéploiement des agents, programmation de nouveaux recrutements spécialement pour les opérations de payement) et de la logistique (achats de nouvelles voitures et des équipements développés).