Kaïs Saïd l’anecdote

Un personnage anecdotique sorti d’un roman graphique. Je ne sais pas pourquoi chaque fois ou je l’entends parler, sans l’écouter, l’image d’un personnage de bandes dessinées me vient à l’esprit. Cette personnalité est parmi les premiers dans l’intention de vote des tunisiens. Je rêve on vit dans un monde bizarre, ou des individus sans aucune envergure avec des avis qui vacille entre l’anarchisme et le fascisme peuvent avoir autant de popularité.

Kaïs Saïd est l’une ces personnalités qui me font sentir que je suis un étranger parmi les miens. Un étranger dans mon propre pays. Un exilé. Comment peut-on penser qu’une personne comme Saïd puisse gérer les affaires de l’état. Comment peut on penser, rien qu’une seconde, et après l’avoir entendu pendant deux secondes, lui confier les affaires d’un pays. J’hallucine.

En lisant l’interview qu’il a accordée au journal le Maghreb d’hier, je me rends compte de la dimension de la catastrophe. Je ne m’arrêterai pas sur ses avis concernant la dissolution du parlement élu au suffrage universel et son remplacement par des conseils régionaux et d’autres « réflexions » qui te font douter de ses compétences dans le domaine du droit dont il se targue d’être un spécialiste.

Ce qui a attiré mon attention, c’est justement ses réponses concernant son profil académique. Il ne répond pas quand on lui pose la question sur ses travaux, il répond sur sa mutation et son refus de muter de Sousse à Tunis, et le soutien qu’il a eu de la part de l’actuel Ministre de la Défense.

Ce qui m’a fait mourir de rire c’est sa réponse sur sa thèse et pourquoi il ne l’a pas terminée. Tenez vous bien on lui a volé les résultats de ses travaux de thèse qui porte sur le mot « Destour ». Il parait, c’est ce qu’il prétend, que dans son introduction, que personne n’a vue il y a des idées exceptionnelles « lem yaati biha al awael ».( لم يأت بها الأوائل )

Nous savons tous qu’un travail non soutenue, non publiée, non validée par la communauté scientifique n’existe pas. C’est un principe fondamental dans la recherche, sinon n’importe qui pourrait prétendre n’importe quoi. Je pourrais dire que j’ai trouvé un vaccin contre le cancer. Il est chez moi. Ces prétentions peuvent être avalées par les gens ordinaires, mais font sourire les gens avisés.

CONCLUSION : Au gens sérieux patriotes de barrer la route à ces énergumènes genre, Safi, Kaïs et maintenant le charlatan Nabil. La Tunisie d’Ibn Khaldoun, Haddad et Echchabbi mérite mieux que ces clowns.

Tahar Labassi