Je voterai pour Abdelkrim Zbidi pour sa noblesse et par amour au pays

APRÈS LES ORAUX … MON CHOIX

Le samedi, huit candidats ont essayé de nous convaincre qu’ils méritent le palais de Carthage. Ҫa m’a fait penser à un ‘concours pour les nuls’. J’étais ‘patient’, tâchant de ne pas être masochiste. J’ai déjà retiré ceux qui ont laissé un bilan néfaste qu’ils nient, plus celui qui était radin dans ses répliques. Je n’en avais gardé que deux.

Dimanche, le second lot du débat. J’ai eu le même réflexe. Il y en a eu qui ‘‘blablataient’. On arrivait même à deviner les répliques avant l’articulation de certains candidats. J’ai pensé à des cancres en train d’éviter de répondre à une question non-préparée par une esquive. Je retiens 2 choisis par mérite et ‘objectivement’ et un 3ème par rachat.

Hier, Lundi, dernier débat. J’ai fait mon choix. Durant les 3 soirées des oraux, il y a parmi les participants qui ont l’étoffe de la présidence. J’ai noté que les islamistes n’ont pas que Mourou comme candidat. Ils ont miné la scène par des pions que tout le monde a détectés, qui sont excessivement haineux, excessivement rétrogrades, excessivement dangereux.

Je voterai en toute froideur pour l’intégrité, pour le patriotisme, pour l’éthique, pour ma propre espérance de survvire encore quelques années plus ou moins sereinement, sans cauchemars, sans angoisses, sans terreur. Je voterai pour Abdelkrim Zbidi pour toutes ces raisons. Je voterai pour le témoignage touchant observé chez ceux qui ont fréquenté Zbidi, et qui unanimement ont témoigné de sa noblesse. Je voterai surtout avec la passion inébranlable de l’amour du pays, l’amour surtout de sa jeunesse et de ceux de ma génération que j’appelais ‘camarades’ et que j’ose encore appeler ‘amis’.

Ceci dit, n’ayant aucune confiance en la majorité ‘irrationnelle’ des électeurs, je reste angoissé par la lenteur des aiguilles de ma montre. Rien ne me fait plus peur que ‘l’inculture’, y compris celle chez ceux qui brandissent des diplômes de Bac + n. Moi qui aime les surprises, je me trouve, du coup, à appréhender le pire. Si ‘mon candidat’ ne passe pas au second tour, j’abandonnerai tout espoir en ce peuple, en le futur de la nation. Je vivrai dans la fiction.

Abdennebi Ben Beya , universitaire