Israël frappe des positions syriennes dans la province de Quneitra

Après avoir abattu un drone qui aurait pénétré dans l’espace aérien du Golan occupé, l’armée israélienne a frappé des positions militaires syriennes dans la province de Quneitra, causant des «dégâts matériels limités» selon l’agence de presse Sana.

Israël a tiré plusieurs missiles le 11 juillet sur des positions de l’armée syrienne dans la province de Quneitra, près des hauteurs du Golan occupé, causant des «dégâts matériels limités», selon l’agence d’Etat SANA.

L’armée israélienne a confirmé dans un tweet avoir frappé trois positions militaires en Syrie, arguant qu’il s’agissait d’une réponse à l’infiltration d’un véhicule aérien sans pilote (UAV) en Israël depuis la Syrie, intercepté par Tsahal.

Plus tôt dans la journée du 11 juillet, l’armée israélienne avait abattu un drone, qui aurait, selon elle, pénétré d’une dizaine de kilomètres dans l’espace aérien du Golan occupé. Selon un porte-parole militaire, il s’agissait «d’un drone syrien non armé qui semblait mener une mission de collecte d’information».

«Les forces israéliennes de défense vont continuer à agir de façon ferme et déterminée contre toute tentative de nuire aux civils Israéliens et de violer la souveraineté israélienne», a écrit l’armée dans son message, y ajoutant une vidéo des frappes.

Soulignant que l’armée était préparée à différents scénarios, Tsahal a assuré qu’elle tenait le gouvernement syrien pour «responsable des actions qui se tiennent sur son territoire», et l’engage à ne pas cibler les forces israéliennes.

Au cours des deux derniers mois, Israël a intensifié ses bombardements d’infrastructures militaires en Syrie, et ce alors même que l’intensité du conflit s’est considérablement réduite dans le pays. Les territoires contrôlés par les terroristes et les militants extrémistes sont en effet de plus en plus restreints, et les rebelles dit «modérés» sont toujours plus nombreux à se joindre au processus de réconciliation mis en place par le gouvernement syrien.

Mais le problème est ailleurs pour Israël, qui estime que la présence iranienne en Syrie menace sa sécurité nationale, et se réserve en conséquence le droit de frapper ses positions, ainsi que des chargements d’armes destinés au Hezbollah libanais. «Nous ne prendrons pas de mesures contre le régime de [Bachar] el Assad, et vous mettez les Iraniens dehors», a ainsi demandé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou au président russe Vladimir Poutine lors d’une rencontre entre les deux hommes à Moscou le 11 juillet, dans des propos rapportés par l’agence Reuters.

« Un drone est entré dans notre espace aérien depuis le territoire syrien, je voudrais souligner que nous riposterons fermement à toute tentative d’intrusion de notre espace aérien ou violation de nos frontières terrestres.  » a dit Netanyahou

Ce à quoi Vladimir Poutine a répondu qu' »il comprenait ses inquiétudes et voulait bien en discuter en profondeur ».

Depuis quelques semaines, Israël est en alerte, après l’offensive déclenchée le 19 juin par Bachar al-Assad et ses alliés en vue de reprendre les zones rebelles dans la province de Deraa. Et la Russie est sans doute la mieux placée à l’heure actuelle pour dialoguer avec l’Iran et la Syrie.

Une demande qui devrait être au centre des discussions entre Vladimir Poutine et le président américain Donald Trump, qui se retrouveront le 16 juillet prochain à Helsinki.

Avec RT et agences