Grande Bretagne : Daech revendique l’attentat à London Bidge

L’organe de propagande du groupe terroriste Daech « Amaq » a revendiqué l’attaque au couteau survenue vendredi 29 novembre dans la capitale britannique.

Le groupe terroriste État islamique ( Daech acronyme arabe ) a revendiqué samedi l’attentat d’hier à London Bridge, assurant que son auteur « fait partie des combattants de Daech » et qu’il l’a commis en réponse aux appels à cibler les habitants des pays de la coalition internationale anti-djihadiste.

L’assaillant, de nationalité britannique, qui a agi seul selon la police, a été identifié comme Usman Khan, âgé de 28 ans, condamné en 2012 pour des infractions terroristes et remis en liberté conditionnelle six ans plus tard.

Il purgeait une peine de 16 ans de prison pour son appartenance à un groupe qui avait voulu commettre des attentats à la bombe.

Il ne fait aucun sens pour notre société de libérer de manière anticipée d’anciens terroristes

Le premier ministre britannique Boris Johnson s’est engagé samedi à revoir le système des libérations anticipées, au lendemain de l’attaque revendiquée par le groupe terroriste Daech et menée par un ex-prisonnier condamné pour terrorisme, en liberté conditionnelle, qui a tué deux personnes à coups de couteau à Londres.

Ironie du sort, avant d’être abattu par la police, l’assaillant a lui-même été spectaculairement maîtrisé par un groupe de civils loués en « héros » qui comptait plusieurs condamnés, dont un meurtrier en permission, selon les médias.

Quand des gens sont condamnés à un certain nombre d’années en prison, ils devraient purger chaque année de cette condamnation, a déclaré M. Johnson après s’être rendu sur les lieux de l’attaque.

Qualifiée de « terroriste » par la police, celle-ci a fait deux morts (un homme et une femme) et trois blessés toujours hospitalisés samedi, a indiqué le chef de la police antiterroriste britannique, Neil Basu, à la presse.

Il n’a pas confirmé l’identité de l’homme décédé, nommé par les médias comme étant Jack Merritt, un membre de l’Institut de criminologie de l’Université de Cambridge qui organisait une conférence sur la réhabilitation des prisonniers dans le bâtiment où l’attaque a commencé vendredi, dans le quartier très fréquenté de London Bridge. L’assaillant participait à la conférence.

« Il ne fait aucun sens pour notre société de libérer de manière anticipée des personnes qui ont été condamnées pour des infractions terroristes, des crimes violents. » Boris Johnson, premier ministre britannique

Le dirigeant conservateur, qui avait temporairement suspendu sa campagne après l’attaque survenue à moins de deux semaines des législatives du 12 décembre, a également plaidé pour des peines plus lourdes en cas d’infractions violentes.