Ennahdha orchestre un meurtre collectif ?

Les associations de développement réparties sur tout le territoire tunisien ,du nord au sud et d’est en ouest ( une association dans chaque délégation ) sont des organisations non gouvernementales ( ONG ) indépendantes dont le principal but est de venir en aides aux personnes démunies qui espèrent s’accrocher et monter leurs propres micro-projets économiques dans l’artisanat , l’agriculture ,les petits métiers ou les services .

Ces associations ,dont le nombre dépasse les 280 , financent après autorisation du ministère des finances et avec l’appui de la Banque Tunisienne de Solidarité ( BTS ) des petits projets économiques par des micro-crédits remboursables allant de cinq cents ( 500 ) dinars à cinq milles ( 5000 ) dinars .

Depuis des années des dizaines de milliers de micro-projets ont été montés et ont réussi car le taux de remboursement des crédits alloués à ces micro-projets dépasse les 85 % ( chiffres attestés par la BTS ).

Depuis les élections d’octobre 2013 , le gouvernement provisoire a décidé que l’accord du ministère des finances n’est plus reconductible est doit être renouvelé chaque année . Pour l’année 2012 c’était réglé et les associations ont continué à faire leur travail .

Pour l’année 2013 ,le gouvernement de la troïka ,dominé par les islamistes d’Ennahdha , a décidé autrement . La situation est bloquée et les associations qui emploient plus de 1000 cadres attendent toujours . Elles sont totalement paralysées .

La BTS ,habituée chaque année à débloquer les budgets pour chaque association au plus tard fin du mois de janvier , a les mains liées cette année  car l’autorisation du ministère des finance ne vient pas . Nous sommes au mois de mars et aucun dossier n’a été traité faute du silence mortel du gouvernement et éventuellement de l’ANC  .

Des milliers de personnes ,parmi eux des centaines de diplômés du supérieur sont ainsi asphyxiées . Leurs dossiers déposés depuis des mois seront peut-être jetés à la poubelle .  Les employés de ces associations ( plus de 1000 cadres ) seront mis dans la rue .

La question qui se pose est : Pourquoi le gouvernement provisoire dirigé par les islamistes d’Ennahdha ignore-t-il ces pauvres gens qui n’espèrent que travailler et vivre dans la dignité ?

Avec son silence ,le gouvernement islamiste n’est-il pas entrain d’étrangler à la douce les bonnes volontés et de tuer, en connaissance de cause , des dizaines de milliers de pauvres tunisiens . Avec son silence l’opposition devient complice de ce crime .

Ces nahdhaouis au pouvoir ,ne sont-ils pas entrain de pratiquer un meurtre collectif dont les victimes sont les plus démunis ? Est-ce ça leur islam ?

Ksibi Absattar