Des pressions sont exercées sur les familles des martyrs et des bléssés !?

Les familles des martyrs et des blessés de la révolution ont sévèrement critiqué la lenteur de la justice militaire en charge des procès intentés à l’encontre des auteurs de crimes commis contre les membres de leur famille pendant la révolution, laissant entendre que des considérations d’ordre politique et électoral sont derrière le retard.

Lors d’une conférence nationale organisée dimanche à Tunis par l’Association nationale de défense des droits des martyrs et des blessés de la révolution, les familles ont souligné que leur souci majeur est d’identifier les auteurs de ces crimes et non pas l’indemnisation.

Pour leur part, les familles des martyrs et blessés des régions des sud du pays se sont interrogées sur les raisons du retard « injustifié », selon eux, dans le traitement de leurs dossiers par le tribunal militaire de Sfax alors que  »les données du procès sont claires et les témoignages sont accablants ».

Les participants à la conférence ont, par ailleurs, dénoncé les pressions dont font l’objet, d’après eux, les familles des victimes et leurs avocats en vue de classer l’affaire.

De leur côté, les avocats de la défense ont affirmé que le traitement du dossier des victimes de la révolution est politisé.
Ils se sont étonnés de voir la justice militaire s’apprêter à trancher dans ces affaires avant même de prendre connaissance du rapport de la commission nationale d’investigation sur la corruption et la malversation qui avait entendu les familles des martyrs et des blessés.

Ils ont précisé, à cet égard, que la commission a effectué les investigations et qu’elle dispose, selon eux, de plusieurs documents et preuves qui pourraient éclairer l’affaire.

De son côté, le président de l’association des martyrs et des blessés de la révolution Ali Mekki a souligné que les familles des victimes ne sont pas prêtes d’abandonner leur combat, menaçant de durcir leurs démarches si leurs dossiers ne sont pas traités de façon juste et équitable.