Zbidi a bien empêché un putsch parlementaire et sauvé la démocratie

Certains zazous démocrates et des mignons de Youssef Khaznadar et des eunuques du temple bleu de « Mon plaisir » ont tendancieusement dépeint Abdelkérim Zbidi de putschiste, suite à ses déclarations sur Hannibal TV, au soir du 3 septembre 2019 relatives aux événements survenus suite à la première hospitalisation du Président de la République Béji Caïed Essebsi, tard dans la nuit du 26 juin 2019.

Pour revenir aux faits de ce jeudi noir du 26 juin dernier, le Président Béji Caïed Essbsi, a été hospitalisé dans un état critique, certains l’ont qualifié de comateux.

Tôt dans la matinée, l’affirmation de son décès a été rendue publique par la fille du chef de la secte islamiste Rached Ghannouchi et son gendre Habib Khedhr . affirmation filtrée à une chaîne télévisée arabe douteuse qui l’a reprise comme une certitude.

Une telle affirmation tendancieuse, de ce vendredi 27 juin 2019, n’était en fait qu’un mot d’ordre aux militants de la secte islamiste nahdhaouie de se tenir prêts à toutes les éventualités, dont la déchéance du Président et la prise du pouvoir par cette secte et ses alliés. C’était la première étape, celle de mettre la base islamiste, en état d’alerte.

La deuxième étape était la mise à contribution des terroristes pour semer la panique et déstabiliser les agents de la sécurité. Deux attentats aux explosifs ont été perpétrés dans deux points névralgiques de la capitale. Dans ce timing, le hasard n’a pas de place.

La troisième était de préparer l’opinion au remplacement du Président de la République par l’islamiste Abdelfattah Mourou en l’absence du Président de l’assemblée Monsieur Mohamed Ennaceur convalescent. Le désarroi ayant gagné la rue, vite les médias ont été instrumentalisés pour faire avaler par l’opinion publique une couleuvre des plus pernicieuses. Des plateaux ont été vite dressés pour commercialiser la mort subite du Président de l’urgence pour combler le vide institutionnel. Des charlatans constitutionnalistes ont été soudoyés dont le minus du nom de Jawhar Ben M’Barek, pour ajouter de l’eau au moulin des putschistes de l’ombre. Quand, la mort du Président n’a pas été confirmée, on a fait divulguer le diagnostique d’un coma profond suite un A.V.C pour donner du crédit à la thèse cette incapacité définitive .

La quatrième étape était la convocation à la hâte des députés pour voter l’incapacité définitive du Président Béji . Or tout le monde sait, qu’en cette époque, les islamistes et le groupe parlementaire de Youssef Chahed peuvent conclure des accords pour dégager une majorité pour le destituer. Des tractations ainsi que des marchandages des voix étaient engagés. Effectivement Mourou Président de l’ARP en l’absence M. Ennaceur, a constitué un comité à cet effet.

Le Président était encore en vie et aucun communiqué médical n’avait certifié de son incapacité définitive, et les rapaces se sont précipités pour se partager le pouvoir quelques petites heures après son hospitalisation. Il s’agissait là d’une tentative de coup d’Etat parlementaire cautionné par des députés dont certains seraient bel et bien achetés pour lui donner un simulacre de légitimité. Fallait-il en ces circonstances troubles, laisser des putschistes et des corrompus, dont certains sont aux terroristes, et aux milieux mafieux, décider des destinées du pays. Fallait il que la Tunisie t’mout au cri de tahya tounes.

Les députés qui allaient vendre leur âme au diable, ont failli au mandat qui leur a été dévolu. Ainsi la légitimité légale organique de par les urnes ne peut suppléer à la légitimité fonctionnelle dont le respect des institutions du pays.

Par ailleurs, la légitimité du Président de la République est de loin plus effective que celle des parlementaires. Il est l’élu de tout un peuple ce qui n’est pas le cas des députés. De par l’article 72 de la Constitution tunisienne de 2014, il est le chef de l’Etat et le garant de sa sécurité et de son unité. La Présidence de la République demeure la plus haute institution de l’Etat. La protéger des périls est un impératif, car il s’agit de protéger la légitimité suprême et surtout la sécurité de la patrie.

Quand, le docteur Abdelkérim Zbidi ministre de la défense, a déclaré qu’il a mis l’armée en état d’alerte maximale et qu’il a failli la déployer dans les points névralgiques sur tout le territoire, et placer deux chars devant les entrées de l’assemblée pour empêcher le coup d’Etat parlementaire, il n’avait pas l’intention d’initier un putsch militaire. Mais il fallait protéger la légitimité, la légitimité de l’assemblée représentée en la personne de Mohamed Ennaceur que les députés islamistes et leurs alliés du groupe Chahed ont voulu écarter pour faire passer un vote tendancieux et surtout la légitimité du Président de la République encore en vie et en exercice.

Par ailleurs, le Président de la République est selon l’article 77 le haut commandant de l’armée et le Président du conseil de la sécurité nationale. En cette qualité, qui défendrait le Président, en l’absence d’un conseil constitutionnel qui détient le dernier mot sur son éventuelle destitution ? En son l’absence, il reviendrait à l’armée républicaine de garantir le stricte respect des institutions. Si Abdelkérim Zbidi, a agit dans le cadre des institutions républicaines et le respect de la légitimité.

L’armée républicaine aurait son mot à dire quand il s’agit d’un abus de droit qui mettrait la nation en péril. Certes, l’Assemblée a le pouvoir de se prononcer sur la destitution du Président, mais elle ne doit pas pêcher par un abus de droit. Ce serait faillir à l’esprit de la constitution fondée sur l’équilibre des pouvoirs. En tout cas, la rumeur sur les intentions de si Abdelkérim ont circulé et ont étouffé les ardeurs putschistes et si Mohamed Ennaceur a repris son siège et a noyé le poisson.

Ceux qui n’ont pas la notion d’Etat, ignorent ce qu’est la raison d’Etat. Celui qui a la patrie au cœur et l’Etat dans les gènes n’a pas reculé d’assumer ses responsabilités. Le sénat du Bardo ne devrait pas reproduire la trahison du sénat de Cartahge à l’égard d’Hannibal. Si abdelkérim n’est pas Hasdrubal le Bohétarque, le Général défenseur de Carthage mais qui l’a livrée aux Romains qui ont fini par la brûler. Si Abdelkérim s’est dressé pour défendre la cité. Il a évité au pays des troubles et des périls que personne ne peut préjuger de leurs conséquences, troubles que la fille de Ghannouchi a intentionnellement voulu provoquer.

Ceux qui ont demandé de faire passer Si Abdelkérim devant le parquet militaire se sont trompés de cible. Ce n’est pas si Abdelkérim qui devrait faire l’objet d’une telle poursuite, mais c’est bien le comploteur Mourou  et la fille de Ghannouchi et ses muses.

Mounir Chébil