Enfermés dans leur souffrance ,nos dirigeants ne sont guère cultivés

Nous publions une analyse psychiatrique des hommes politiques au pouvoir actuellement en Tunisie .Cette analyse est un travail fait par l’éminente psychiatre Professeur Saida Douki publiée sur Facbook . A lire .Très instructif

On sollicite régulièrement les psychiatres de donner leur avis sur la situation du pays et surtout sur la santé mentale de nos nouveaux dirigeants. Comme si en posant un diagnostic, ils pouvaient prescrire un traitement approprié qui résoudrait tous les problèmes. Hélas, ce n’est pas le cas. Il est clair que les rescapés des geôles de ZABA ne sont pas des Mandela, loin s’en faut, et que les sévices qu’ils et elles ont subis ont nourri le désir de revanche plutôt que la volonté d’apaisement et de réconciliation. Ils en veulent manifestement au peuple qui n’a pas partagé leurs souffrances ni soutenu ouvertement leur cause. Et ils veulent, plus ou moins consciemment le lui faire payer. Il est classique que les persécutés deviennent persécuteurs ( l’exemple d’ISRAEL est suffisamment illustratif ). De plus, ils s’identifient comme nombre de victimes à leurs bourreaux ( on appelle çà en psychologie identification à l’agresseur ): népotisme; abus de pouvoir; tentative de main-mise sur l’information; rétablissement de la censure et des écoutes téléphoniques; organisation de milices salafistes pour intimider et terroriser la population et j’en passe et des meilleures. De plus, enfermés dans leur souffrance, ils ne se sont guère cultivés et n’ont pas développé leurs compétences.
Nous avons à faire aujourd’hui à des irresponsables incompétents, fragiles à tous points de vue. Il n’y a qu’à observer le regard vaseux de MM, le sourire figé et l’oeil glacial de HJ, le rictus hideux de RG etc.

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