En 2016, 1 achat en ligne sur 4 se fera sur un smartphone

mobile commerce tunisieLe mobile est sur tous les lèvres des responsables Marketing depuis plusieurs années .Les consommateurs sont de plus en plus connectés sur des terminaux mobiles – Smartphones et tablettes -et ils passent de plus en plus de temps les yeux rivés sur les écrans.le mobile est un canal stratégique pour les annonceurs et les dépenses allouées ne cessent de croître ces dernières années .Elles ont presque doublé entre 2014 et 2015 et ‘année 2016 promet d’être radieuse pour le marketing mobile

Une véritable déferlante de l’applicatif en France pour 2016. C’est le principal enseignement d’une étude publiée par Sociomantic le 27 avril 2016 sur le marché mobile français. Autre leçon à tirer : le chiffre d’affaires du m-commerce augmente bien plus vite que celui des sites e-commerces, même si des progrès restent à faire en termes d’applications mobiles.

En France, 2016 sera-t-elle l’année du mobile ? Parmi les chiffres relayés par l’étude Sociomantic publiée le 27 avril 2016 et baptisée « 2016 : la déferlante des applis », certains sont particulièrement significatifs sur cette grande tendance, notamment sur le volet applicatif. Ainsi, 83% du top 30 des retailers français ont développé une appli marchande, et 30% des consommateurs ont déjà acheté via une appli mobile. L’étude précise également que le chiffre d’affaires généré par le commerce mobile (7 milliards d’euros) affiche une croissance de 75% en 2014 et 2015, alors que celui du e-commerce n’a augmenté que de 11%. Côté investissements publicitaires, les perspectives continuent d’être très intéressantes. Là encore, les applications battent le web en termes de publicité mobile. « Les campagnes de publicité in-app enregistrent des taux de conversion 70% plus élevés et génèrent 50% des ventes en plus que les campagnes mobiles dédiées au web mobile », précise Sociomantic.

L’étude souligne néanmoins deux chiffres qui tendent à indiquer que les applications peuvent être encore améliorées : une application sur 4 n’est jamais utilisée, et 59% des applications ne sont utilisées qu’une seule fois, ce qui doit pousser les retailers à multiplier les stimulations de réengagement, via de nouvelles fonctionnalités, des opérations spéciales (promotions) ou encore des contenus exclusifs.

En 2016, 1 achat en ligne sur 4 se fera sur un smartphone

Le m-commerce a toujours le vent en poupe. D’après une étude RetailMeNot/CRR publiée le 2 mars 2016, le marché du m-commerce a doublé en 2015 passant de 3,7 milliards d’euros à 7 milliards d’euros. En 2016, le m-commerce sera un des leviers de croissance du e-commerce.

Le m-commerce va poursuivre sa croissance en 2016. D’après une étude publiée le 2 mars 2016 par RetailMeNot, leader de la promotion digitale et éditeur du site Ma Reduc, et réalisée par le CRR (Centre for Retail Research), sur un euro dépensé dans l’e-commerce européen en 2016, 25 centimes proviendront de ventes réalisées sur mobile, ce qui représente 65 milliards d’euros du total des dépenses en ligne contre 44,9 milliards d’euros en 2015. En France, le marché du m-commerce a même doublé en 2015 passant de 3,7 à 7 milliards d’euros. Les consommateurs français devraient effectuer près d’un quart de leurs dépenses en ligne sur un appareil mobile (23,6%). Le m-commerce tire donc l’e-commerce français vers le haut : avec un chiffre d’affaires en croissance de 17% pour un total de 36,5 milliards d’euros, la France est 3e marché européen de l’e-commerce derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne. En 2015, les transactions sur mobile ont même augmenté de 117%, et devraient encore croître de 44% en 2016.

illustration achats mobile

Pourquoi le m-commerce continue de grandir

Anne-Marie Schwab, directrice générale de RetailMeNot France explique que « si le m-commerce connait aujourd’hui un tel engouement c’est grâce au développement de l’ergonomie des supports qu’on peut utiliser dans le parcours d’achat. Les efforts des marchands pour rendre les applis mobiles attractives, la simplicité du mode de paiement, la proximité permanente du smartphone pour l’utilisateur ne font qu’encourager ce phénomène ». Le m-commerce n’a pas encore atteint sa maturité, avec seulement 58% de Français aujourd’hui équipés de smartphones, le taux d’équipement reste un des facteurs de la croissance du marché du commerce mobile. La France figure 4 points en dessous de la moyenne européenne du taux d’équipement, largement battu par le Royaume-Uni (77%) et les Pays-Bas (73%).

L’e-commerce au secours du retail en 2016

Avec de fortes croissances enregistrées, les ventes en ligne compensent le déclin des ventes en boutiques. En France, l’étude RetailMeNot/CRR pointe un recul de 1,2 point des ventes en magasins tandis que le secteur de la vente de détail devrait rester dans le vert avec 1,3% de croissance. En Europe, même tendance : si les ventes en boutiques devraient chuter de 1,5% en 2016, l’augmentation des ventes en ligne de 16,7% devrait conduire à une croissance positive de 1,8% sur l’ensemble de la vente de détail. En parallèle, les ventes onlines se taillent une part de marché de plus en plus importante dans le monde du retail. En France les ventes en ligne devraient représenter 9,2% des ventes en 2016, contre 9,4% en Europe.

Des pistes pour faire encore mieux

Pourtant si les dépenses moyennes en ligne viennent de dépasser les 1000 euros par an et par acheteur en France, et que la fréquence d’achat continue de croître, le panier moyen lui baisse, (57,97 euros par transaction contre 59,22 euros l’année dernière). Il reste donc beaucoup à faire pour encore améliorer ces chiffres. « Bien que la moitié des visites sur la plupart des sites de vente au détail se fassent depuis un appareil mobile, la majorité des transactions électroniques se font encore via un ordinateur. Le mobile reste surtout utilisé pour se renseigner sur des produits, comparer des prix et chercher des offres promotionnelles » analyse Anne-Marie Schwab. Pour la directrice générale de RetailMeNot, « le mobile n’est plus identifié seulement comme un device transactionnel, mais aussi comme un outil qui peut rediriger les consommateurs vers les points de vente physique. C’est un influenceur majeur dans le parcours d’achat ».

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L’Allemagne et le Royaume-Uni, exemples à suivre sur le marché européen

En Europe, ce sont l’Allemagne et le Royaume-Uni qui tirent les chiffres du e-commerce vers le haut. Avec respectivement des dépenses annuelles moyennes de 1352 et 1551 euros, ces deux pays sont bien au-dessus de la moyenne européenne, avec 1066 euros de dépenses en ligne moyenne prévues en 2016. La France devrait afficher 1085 euros par acheteurs cette année. Le Royaume-Uni et l’Allemagne sont donc des exemples à suivre pour la France qui est le 3e marché e-commerce européen. En Allemagne, les ventes électroniques représentent 13,9% du marché de la vente, et 16,8% des ventes au Royaume-Uni. « En 2015, un peu plus d’un tiers des cyberacheteurs français ont réalisé un achat sur mobile, alors qu’ils sont déjà plus de 50% dans les marchés plus matures comme la Grande-Bretagne, l’Allemagne, et les Etats-Unis, conclut Anne-Marie Schwab, il y a donc encore un énorme potentiel dans ce secteur pour les années à venir, et notamment dans le digital to store ».

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