Le nouveau gazoduc algérien vers l’Italie ne passera pas par la Tunisie

gaz algérie europe Galsi-carteLe projet de gazoduc reliant l’Algérie à l’Italie (via la Sardaigne) Galsi est toujours d’actualité. Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a annoncé, mercredi 27 mai, que l’Algérie est « prête à construire le gazoduc », selon le site tsa.algérie.com.

Abandonné puis relancé

Sellal affirme que c’est « un projet que l’on veut relancer » à la faveur de la « nouvelle vision de sécurité (énergétique, NDLR) pour l’Italie et l’Europe, à travers la diversification des sources d’approvisionnement », rapporte Reuters.

La crise entre l’Ukraine et la Russie, important fournisseur en gaz de l’Italie, fait craindre une rupture d’approvisionnement, selon la même source. L’Algérie représente donc une alternative plus sûre, indique Reuters.

Reprendre la place de premier fournisseur ?

L’Algérie a longtemps été le premier fournisseur de gaz pour l’Italie, rappelle Reuters. Seulement, les volumes livrés ont été revus à la baisse, à mesure que la consommation interne de l’Algérie augmentait, toujours selon la même source. Dans le même temps, les livraisons de gaz algérien se sont réorientées vers l’Asie, un marché plus rémunérateur, précise le journal en ligne.

Ainsi, la relance du projet Galsi permettrait au groupe pétrolier algérien Sonatrach de garantir des débouchés pour son gaz naturel, tout en garantissant un approvisionnement sûr à l’Italie. Les volumes supplémentaires pourraient permettre à l’Algérie de reprendre sa place de premier fournisseur de gaz à l’Italie.

Le Galsi en chiffres

Le projet de 1 500 kilomètres, dont près de 560 en offshore (en mer) avait initialement été lancé en 2003. La capacité de transport du gazoduc devrait être de 8 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an. Son entrée en service était programmée pour 2014, mais les retards et les interrogations sur sa rentabilité ont mis le projet en veille. Le coût des travaux est évalué à plus de deux milliards d’euros.

La joint-venture lie la Sonatrach, actionnaire majoritaire avec 41,6% des parts, à des entreprises italiennes dont Edison (20,8%) et ENI (15,6%). Le reste des parts est détenu par la région autonome de Sardaigne (11,6%) et la société italienne Hera Trading (10 ,4%).

Illustration à gauche : itinéraire du Gazoduc Galsi .Il ne passera pas par la Tunisie