La 3è édition du « Rallay des médias » relie l’Algérie à la Tunisie

Après une éclipse en 2011, du fait des évènements qui ont secoué la Tunisie, la 3e édition du Rallye des médias s’est ébranlé, à partir d’Alger à destination de Tabarka ( Station balnéaire nord-ouest tunisien ). Tabarka a constitué la première escale tunisienne du rallye qui a rejoint, par la suite les villes de Sousse et Kairouan. L’épreuve de cette année est placée sous le signe de la célébration du Cinquantenaire de l’Indépendance de l’Algérie. «Ce choix ne peut que témoigner de l’engagement et du patriotisme des journalistes algériens» souligne, à ce titre, Nabil Meghiref, organisateur de cet événement. Il précise que le rallye a, cette fois, été compartimenté en trois parties. Il s’est déroulé sous forme de caravane média sur tout le parcours qui le mènera jusqu’à la frontière algéro-tunisienne.
Ainsi, les quelque 80 hommes et femmes de presse, qui ont le privilège d’être les acteurs de cette course, sont passés par les principales villes de l’Est algérien et autres bourgs et villages qui ont jalonné la route jusqu’à Oum Tboul. La seconde étape aura, quant à elle pour théâtre, tout l’axe routier qui traverse les principales villes tunisiennes, précédemment citées. Aussi, le rallye de régularité proprement dit se déroulera exclusivement sur le territoire tunisien. La troisième étape, c’est-à-dire au retour, consistera en l’agencement de tests drive qui permettront aux journalistes de tester et d’apprécier tous les véhicules engagés dans l’épreuve. Signalons que la police et la Gendarmerie nationale participent, pour la première fois, à cette épreuve en mettant en lice les rédacteurs de leurs revues respectives. L’opérateur de téléphonie mobile Nedjma n’a pas manqué également d’apporter son soutien à cette édition, ce qui témoigne, encore une fois, de son soutien indéfectible à la presse nationale. Désormais, le Rallye des médias arrive à s’imposer comme une manifestation incontournable à laquelle participent massivement concessionnaires et médias algériens, toutes catégories confondues (Télévisions, Radio, journaux). Il bénéficie du précieux appui du ministère algérien de l’Intérieur et de l’aval du ministère de la Jeunesse et des Sports. Des experts en sport automobile, à l’instar de Kheireddine Serrir encadrent, de leur côte, le convoi automobile. C’est dans un esprit de fraternité et dans un constant élan de solidarité que le pays de la révolution du Jasmin a été choisi comme destination de ce rallye.
La Tunisie a, en effet, été choisie afin de permettre aux journalistes de faire ressortir des articles ou des reportages susceptibles d’intéresser le touriste algérien qui souhaiterait se rendre en Tunisie pour ses prochaines vacances. Le tourisme demeure un secteur-clé en Tunisie et fait vivre, de manière directe ou indirecte, plus de 30% de la population active de ce pays frère. Pour l’aspect technique de ce rallye, rappelons que chaque véhicule représente un seul équipage. Un équipage est constitué d’un journaliste et d’un photographe, sinon de deux journalistes. Il s’agit donc pour les journalistes de parcourir un trajet bien défini, en un temps et une vitesse également bien définis. Ces paramètres sont fournis par une voiture témoin qui aura préalablement effectué le trajet du rallye. La vitesse maximale est généralement de 70 km/h. L’objectif est de se rapprocher le plus possible du temps réalisé par la voiture témoin. Les déviations du trajet ainsi que le fait de rouler à des vitesses supérieures à la maximale tolérée, induit des pénalités. Des moyens de contrôles secrets sont placés tout au long du trajet afin de veiller au respect des règles. Le véhicule qui totalise le moins de pénalités est logiquement vainqueur. Il est également à noter que le rallye se déroule sur la voie publique ouverte aux usagers de la route. Un équipage peut très bien tomber dans des embouteillages, avoir une crevaison ou tout autre impondérable qui l’empêche de maintenir la vitesse moyenne de roulage. Le copilote doit alors calculer le temps perdu et, par la suite indiquer au pilote la vitesse à laquelle il doit rouler et pendant combien de secondes afin de retrouver la moyenne de roulage indiquée sur le road-book. Cette édition au parfum de jasmin sera surtout une leçon de bon sens pour les automobilistes puisqu’elle démontre que l’on peut très bien effectuer un long trajet sans pour autant emballer le tableau de bord.

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