Le ministère de la culture serre la ceinture à Canne

Après l’annonce de la sélection officielle du 65ème Festival de Cannes et le fait qu’aucun film tunisien n’y est retenu, le ministère de la Culture a décidé de ne pas consacrer, cette année, un pavillon au sein du village international de ce Festival.

Fethi Kharrat, directeur général des arts scéniques et audiovisuels au sein du ministère, a, dans une déclaration à l’Agence TAP, expliqué que la présence de n’importe quel Etat au village international du Festival revêt un caractère institutionnel et formel, ajoutant qu’étant donné que la Tunisie n’est pas représentée officiellement dans cette édition et étant donné la non-sélection de films tunisiens, le ministère a décidé de s’abstenir de disposer d’un pavillon.

Il a observé que malgré le fait que la chambre syndicale des producteurs des films et un certain nombre d’associations cinématographiques cherchent à mettre en place ce pavillon, il estime »qu’il est préférable, dans ce cas, que ces parties prennent part au marché des films, qui constitue l’espace idoine pour promouvoir les productions cinématographiques tunisiennes.

La Tunisie, a-t-il poursuivi, ne sera cependant pas totalement absente du Festival, puisque le ministère de la Culture a reçu une invitation officielle de la part de l’organisation de la Francophonie pour participer le 19 mai, à la journée de la Francophonie, qui se tient annuellement en marge du Festival de Cannes.

Cette année, la célébration de la journée de la Francophonie sera marquée par l’annonce de la création d’un fonds de soutien au cinéma africain, fonds qui élirait domicile à Tunis.

Par ailleurs, trois courts-métrages tunisiens seront à l’affiche dans la section »Short films » du Festival à savoir: »Offrande » de Walid Mattar (fiction), »Châteaux de sable » de Mustapha Teib et »Jebel Serj » de Hassen Amri (Documentaire)

Le jeune producteur tunisien Mohamed Ali Ben Hamra participe, du 19 au 25 mai, aux activités professionnelles du pavillon »les cinémas du Monde » avec son projet »Please Yourself with the worst ».

Ces participations bénéficient du soutien du ministère de la Culture et du l’Institut français de coopération.